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📍 Date et lieu : Manille, PH / Paris, FR
🗓️ 29 mai 2025
Par : Rédaction

À une époque où la confiance dans les institutions s’effrite, où le journalisme local disparaît, et où les mouvements de protestation sont récupérés, Occupy 2.5 se distingue — non pas comme un vestige du passé, mais comme une évolution numérique de l’activisme, adaptée au présent et à l’avenir.

Une plateforme de protestation, pas un parti

Occupy 2.5 n’est pas un parti politique, ni un comité d’action politique, ni un groupe de pression. Il ne reçoit aucun don, ne soutient aucun candidat et n’a aucune affiliation avec les mouvements traditionnels. Ce qu’il offre, c’est une plateforme — un espace virtuel pour les penseurs progressistes, les voix de la classe ouvrière, et les dissidents numériques qui refusent de disparaître dans l’abîme algorithmique.

Né de la frustration face à la complaisance politique et à l’activisme commercialisé, Occupy 2.5 s’inspire du mouvement original Occupy Wall Street de 2011. Mais il ne cherche pas à le reproduire — il cherche à le dépasser. Il ne s’agit pas ici de tentes dans les parcs publics, mais de messages transmis à travers la fibre optique, par le biais de satire, d’essais, de mèmes, et de publications minutieusement programmées.

Une archive vivante de la résistance

Ce qui rend Occupy 2.5 unique, c’est sa capacité à mêler protestation et narration. Ses publications quotidiennes ne sont pas de simples plaintes, mais des critiques culturelles enveloppées d’un humour cinglant. Qu’il s’agisse d’une série sur les erreurs présidentielles américaines, de fictions horrifiques déguisées en analyses politiques, ou d’une galerie des complices corporatifs, le message d’Occupy 2.5 est clair : la vraie histoire d’horreur, c’est ce qui passe pour la gouvernance aux États-Unis aujourd’hui.

Alors que les plateformes corporatives effacent des archives et que les résultats de recherche disparaissent, Occupy 2.5 devient plus qu’un centre de protestation — c’est une archive numérique de la résistance, qui sauvegarde des récits rejetés par les médias traditionnels.

Pas un journal, mais tout aussi nécessaire

Bien qu’il se présente parfois comme un journal — souvent de manière intentionnelle — Occupy 2.5 ne suit pas la structure des médias traditionnels. Pas de comité de rédaction, pas d’abonnement, pas de frais. En réalité, c’est plutôt une manifestation performative déguisée en publication, une installation artistique vivante construite avec sarcasme et colère justifiée.

Lorsqu’on questionne la frontière entre son ton satirique et sa réelle intention, ses créateurs répondent généralement avec un sourire en coin : « La satire, c’est ce qu’on écrit quand la vérité est trop choquante pour être publiée directement. »

Le .COM qui est vraiment un appel à l’action

Le « .com » d’Occupy25.com pourrait laisser penser à du commerce, mais il n’y a aucun but lucratif ici — seulement de la mobilisation. Chaque article, chaque publication, chaque murmure de dissidence est une incitation à une citoyenneté engagée, malgré ses imperfections. C’est un rappel que la protestation n’est pas un événement unique, mais une décision quotidienne d’être attentif.

Dans une mer numérique pleine de distractions, Occupy 2.5 demande simplement :
Regardez-vous encore ?


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